L'homme a été mis en examen pour agressions sexuelles, viols sur mineurs de moins de 15 ans et attouchements entre 1993 et 1996 sur l'atoll de Hao. Il était alors infirmier-anesthésiste à la base militaire, dans un hôpital qui accueillait la majorités des patients de l'île.
Il est soupçonné de 41 viols et 9 agressions sexuelles dans une salle de réanimation. Au moment des faits, les petites victimes étaient endormies pour des raisons médicales.
Depuis les faits, l'homme vivait dans l'hexagone, et c'est sous escorte de gendarmerie qu'il a été transféré de Paris vers Papeete avant d'être incarcéré à la maison d'arrêt de Nuutania.
Le suspect, qui filmait ses actes, avait conservé toutes les cassettes dans sa vidéothèque. C'est son beau-fils, qui, dix ans après les faits, a découvert par hasard les cassettes à Auxerre, dans l'Yonne, où il résidait et a prévenu les gendarmes.
Une cellule d'enquête de la gendarmerie a été constituée dans l'hexagone pour retrouver des victimes qui n'ont jamais déposé plainte.
Sur l'atoll de Hao, la population a été bouleversée par cette affaire et la douleur s'installe puisqu'il va maintenant falloir pour de nombreuses familles, visionner les cassettes pour identifier les enfants qui pourraient avoir été victimes du pédophile.