Domeco.fr : Pourquoi cette initiative de BNP Paribas Martinique ?
Michel Lafont : Le groupe BNP Paribas a une longue tradition de soutien et de mécénat au travers de sa fondation, dans le mode de la culture et de l’art. Et donc nous avons pensé qu’il était temps de participer à cette tradition en Martinique, en mettant notre agence de Fort-de-France à la disposition d’artistes martiniquais.
Domeco.fr : C’est la première fois qu’une telle initiative est prise en Martinique de la part d’une entreprise ?
Michel Lafont : En ce qui nous concerne, c’est effectivement la première fois pour la Martinique, et cela marque le début d’une coopération avec le monde de l’art. Je crois que le monde de l’entreprise, et celui de la banque en particulier, qui est par définition, un acteur économique important, à obligation de s’insérer, de s’impliquer dans la vie culturelle du département, qui est indissociable de la vie économique.
Domeco.fr : Est-ce aussi une manière de changer l’image de la banque, en général ?
Michel Lafont : C’est en tout cas une manière d’apporter à nos clients, et au public, l’image de quelque chose de moins rébarbatif qu’une banque, qui est une entreprise et un métier parfois mal connu ou mystérieux.
Domeco.fr : N’est-ce pas aussi une façon pour la BNP Paribas Martinique de renforcer son ancrage sur le terrain, à l’heure où la Banque Postale, s’apprête à faire son entrée sur le marché bancaire ? Comment réagissez-vous à l’arrivée de ce nouveau concurrent ?
Michel Lafont : Nous sommes une banque de détail, implantée depuis plus de 50 ans en Martinique, avec une large clientèle de particuliers, de professionnels et d’entreprises. Nous avons aujourd’hui douze agences, et nous avons engagé un programme de rénovation de nos agences pour améliorer l’accueil et le service à notre clientèle. Nous prévoyons également l’ouverture de deux nouvelles agences en Martinique en 2006. C’est donc la volonté affirmée d’être toujours un acteur important dans le monde bancaire en Martinique. Ceci étant, nous sommes dans un monde de concurrence, et il est évident que la Banque Postale sera un concurrent important dans la clientèle des particuliers. C’est donc à chacun d’apporter les meilleurs services, et les efforts que nous faisons pour améliorer l’accueil et les services vont dans le sens de cette lutte concurrente de plus en plus forte.
Domeco.fr : Nous arrivons au terme de l’année 2005. Quel est le bilan pour la BNP Paribas Martinique ?
Michel Lafont : C’est une année satisfaisante en termes de résultats. Nous avons participé, dans de nombreux domaines, à ce qui fait la force de la Martinique, notamment dans les prêts à la consommation et les crédits immobiliers. Nous avons également une part importante dans les investissements des entreprises en Martinique. C’est donc une année qui devrait conforter notre place, et satisfaire nos actionnaires et notre personnel.
Domeco.fr : Comment percevez-vous le climat économique ?
Michel Lafont : C’est un climat dynamique même si, comme partout, il y a quelques interrogations concernant, par exemple, le secteur de la banane, où un certain nombre de nos clients se battent becs et ongles pour faire avancer les choses. Mais globalement, les investissements sont assez soutenus en Martinique. Nos clients « Entreprise » ont montré qu’ils savaient sortir hors des frontières du département et donc, apporter un plus à leur activité et à l’économie martiniquaise. Je pense que mes confrères pourraient dire la même chose : nous sommes sur un marché très actif.
Domeco.fr : Quels sont vos projets pour 2006 ?
Michel Lafont : Nous allons poursuivre notre programme d’investissement dans la rénovation de nos agences, entamé au François. Dès janvier prochain, les franciscains pourront découvrir une agence BNP Paribas entièrement transformée et modernisée. Nous allons également poursuivre la modernisation de notre parc d’automates pour mieux répondre aux besoins de notre clientèle. Et puis nous allons également ouvrir deux nouvelles agences, au Robert et à Ducos, pour renforcer la proximité avec nos clients et les martiniquais.
Propos recueillis par Philippe Mouret